Discours lors de la procession du 21 janvier lors de l'hommage en la mémoire de Louis XVI
Et c'est à Sébastien de Kerrero, secrétaire général adjoint du Centre Royaliste d'Action Française de prendre la parole.
« Chers amis à nouveau bonsoir et merci, vraiment merci à vous tous d'être venus si nombreux.
J'ai connu des 21 janvier déprimés. Nous n'étions que quelques-uns à venir ici pour honorer la mémoire de Louis XVI. Aujourd'hui l'espoir renaît pour une raison simple : c'est que vous êtes de plus en plus en plus nombreux, vous français, parisiens et provinciaux, à prendre conscience que c'est « Ici » que les maux français ont commencé.
La crise que la France connaît, à tous égards, économique démographique, spirituelle, d'identité, a commencé ici ; parce que comme disait Balzac, du jour où la France a décapité son roi, elle est devenue orpheline.
Il faut bien comprendre, que c'est en réalité tous les maux modernes qui sont sortis de ce sacrifice rituel, de ce bon roi, Louis XVI, mort en martyr.
En haine de la Foi, certes, mais également en haine des hommes, tant il est vrai que la mort du roi n'a été que le préambule, à ce que lundi décriront 40 historiens dans le « Livre noir de la révolution française »
Mes amis, nous sommes en train de gagner la bataille idéologique, la bataille métapolitique !
Lundi matin sortira sur les tables de toutes les librairies, le « Livre noir de la révolution française » dans lequel quarante des plus belles épées de l'historiographie française s'attaquent à ce crime honteux contre notre pays, contre notre roi ! Mes amis, toutes les batailles politiques sont précédées de batailles, de victoires métapolitiques ! Pour remporter la prochaine victoire, politique celle-là, alors il faudra que, comme ce soir, vous vous groupiez autour des organisations, des agences de presse, des journaux, des initiatives, en provinces comme à Paris, qui fonctionnent !
Et je vais maintenant passer la parole à « Portemont », animateur des « Manants du Roi » qui sont ici et qui nous honorent toujours de leur présence et qui rendent compte de nos activités, nous royalistes français, avec beaucoup de fidélité, beaucoup d'humour et beaucoup de finesse.. »
« Vous remercier tous et merci Sébastien. Sébastien ne m'a pas coupé la tête... mais coupé un peu l'herbe sous les pieds... Il a rappelé fort justement que c'est ici que tout a commencé. C'est ce point que je voudrais développer. Ici ont pris naissance, ont germé toutes les barbaries qui ont dévalé sur le XIX siècle, sur le XXe siècle et qui se poursuivent au XXIe siècle. Nous ne faisons pas une mémoire passéiste, à la mémoire d'un roi. Nous prenons en compte toute la réalité de toutes les victimes de la Terreur et surtout, surtout, nous voulons que vous vous souveniez que cette Terreur, qui est née, je dirais dans des esprits et dans des têtes françaises, a envahi la planète et qu'elle continue toujours ! La moindre des choses c'est que nous nous battions, tous, tous ensemble pour inverser ce phénomène !
Sébastien le disait tout à l'heure, le combat est métapolitique ; nous le gagnons chaque jour et nous le gagnerons encore demain, à Saint-Germain-l'Auxerrois lors de la messe pour le repos de l'âme du roi Louis XVI.
Dans ce combat, je dirai que nous devons tous garder en mémoire le testament de Louis XVI et que quels que soient les combats que nous aurons à livrer demain, et bien pour reconstruire, il faudra pardonner ! »
Et Sébastien de reprendre :
« Depuis quelques années nous avons abandonné l'idée de relire le testament de Louis XVI parce que beaucoup d'entre vous, parmi nos aînés l'auront entendu si ce n'est mille fois au moins une fois..., En revanche je voudrais dire un mot et c'est cela notre héritage, héritage que nous faisons fructifier, que nous enrichissons :
Je ne suis pas venu ici ce soir pour venir commémorer l'assassinat de Louis XVI seulement. Ce qui m'intéresse c'est l'avenir.
Le royalisme n'est pas un régime « médiéval-fantaisie » ! C'est un régime qui aujourd'hui peut sembler de la science-fiction, mais il est devant nous.
Ce qui m'intéresse et ce qui doit tous nous intéresser c'est le présent et l'avenir. Et cela, évidemment, ne se fait pas sans des bases solides que nous puisons régulièrement dans l'expérience, c'est-à-dire dans le passé.
Quelques mots que nous pourrions retenir de l'œuvre de Louis XVI...
Louis XVI a aboli la question ordinaire en matière judiciaire, c'est-à-dire à qu'il a montré l'exemple de la charité politique. Il s'est montré également prévoyant. Il a construit des institutions qui existent encore aujourd'hui : Par exemple, l'hôpital de Bicêtre qui est encore un des plus grands hôpitaux français, même s'il se porte très mal parce que l'Etat le gère de manière calamiteuse. Il a également créé l'Institut des Enfants malades. Voilà ce que nous a laissé Louis XVI, du solide. Allez voir l'hôpital de Bicêtre. Il a pensé pour l'avenir. Egalement, il a créé le Crédit municipal... qu'on appelait à l'époque le Mont de piété...Il se souciait de la justice sociale. C'est même lui le premier qui a utilisé cette expression en politique. Il nous pointe le doigt et nous montre où nous devons agir !
Nous devons nous préoccuper de notre prochain. Nous devons nous préoccuper des plus pauvres, car il n'y a pas de nationalisme, il n'y a pas de patriotisme, il n'y a pas de souci de la cité sans le souci des plus nombreux, c'est-à-dire les plus pauvres. Nous devons nous préoccuper d'eux non pas uniquement sur le terrain de la charité ; et je rappelle qu'il y a des initiatives, ici, le président de l'association est là parmi nous, comme la « Soupe du Roi » que nous devons encourager, à laquelle nous devons donner, afin que tout l'hiver, nos compatriotes qui sont dans la rue puissent avoir des repas chauds, et témoigner que le royaume de France est encore sous nos pieds ! Mais encore, la plus grande des charités comme le disait Pie XII, la charité politique ! La charité dans la cité ! Engagez vous, prenez des initiatives, soyez créatifs ! Soyez créatifs comme nos rois l'ont été. Louis XVI a également créé le Corps des pompiers !
Qui, qui parmi les Français sait que cet homme avait non seulement un talent de mécanicien, mais également était un « fou » de navigation soutenant les grands aventuriers?
Nous voulons un régime avec un jeune homme de quarante ans ! Et pour cela, nous devons tous œuvrer et nous unir autour de ce qui fonctionne.
Encore merci d'être là ce soir. Nous allons procéder au dépôt de gerbe et respecter une minute de silence afin que ceux qui croient puissent prier au repos de l'âme de Louis XVI, de sa famille martyr également, Marie-Antoinette, Louis XVII, et prier pour la France ! »